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Avenir du site PSA de Douvrin

Le 4 mars dernier, Cathy Apourceau-Poly a adressé une question écrite à la Ministre déléguée à l’industrie à propos du site PSA de Douvrin.

Anciennement la Française de Mécanique, ce site qui connaît une décroissance progressive de ses activités et de ses effectifs, voit désormais la possibilité de produire un moteur thermique de dernière génération disparaître.

Cette situation est proprement scandaleuse pour plusieurs raisons :

  • La production du moteur EP GEN3 à Douvrin a été financée par les collectivités
  • Les compétences de salariés français sont bradées au nom de la concurrence pour aller produire en Hongrie
  • Conserver nos compétences en production de moteurs thermiques est essentiel pour assurer notre mix-énergétique futur

Mme Cathy Apourceau-Poly interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance, chargée de l’industrie sur le devenir de l’usine PSA de Douvrin. Fleuron de la reconversion industrielle du bassin minier, comme Bridgestone, elle risque de connaître le même sort. Alors qu’elle a compté jusqu’à 7 000 salariés, elle a vu ses effectifs s’effondrer régulièrement depuis 2003. La Française de mécanique est tombée entièrement dans le giron de PSA en 2014, après le retrait de Renault. Elle a subi dès lors une double compression, des personnels : il n’y a plus que 1 500 salariés ; et de son emprise foncière : 34 ha d’ateliers, de bureaux et d’entrepôts, dont la démolition va commencer. Les élus du personnel viennent d’apprendre que l’implantation de l’usine ACC (ouverture d’une première tranche en 2024), et son développement étaient liés à la fermeture anticipée de leur usine. La direction de PSA les a informé que le moteur thermique EP « GEN3 » qui leur était destiné, sera finalement construit en Hongrie, dans une usine inaugurée par Opel en 2011, dans laquelle le constructeur a investi 500 millions d’euros ! La direction de PSA justifie sa décision, pour soi-disant faciliter l’intégration d’un maximum de salariés dans ACC. Quoi qu’il en soit, si rien n’est fait, c’est bien à la disparition d’une usine de 1 500 salariés que nous allons assister. Elle lui demande si l’État soutient cette politique de délocalisation de PSA. Dans le cas contraire, elle lui demande ce que compte faire le Gouvernement pour permettre le développement de la fabrication de moteurs thermiques sur le site de Douvrin.